LOI AGRICULTURE ET ALIMENTATION : CONFIANCE ET RESPONSABILITE

ParSarah EL HAÏRY

LOI AGRICULTURE ET ALIMENTATION : CONFIANCE ET RESPONSABILITE

Un texte au rendez-vous des promesses Et une première étape pour apporter des réponses à la crise agricole

L’Assemblée nationale a adopté, cet après-midi, le projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentaire saine et durable. Les députés du groupe Mouvement Démocrate et apparentés ont unanimement soutenu ce texte, considérant qu’en dépend l’avenir de notre agriculture, l’un des plus grands atouts et des plus grandes fiertés dont se prévaut notre pays. En effet, ce texte permet d’importantes avancées en faveur :

 

D’UNE MEILLEURE RÉMUNERATION DE NOS AGRICULTEURS

Aujourd’hui, les agriculteurs peinent à vivre dignement de leur travail. Une aberration, tant ce travail est important pour la société et source de richesses pour notre économie, notre culture et nos paysages. Cette loi permettra d’avancer vers une rémunération plus juste, grâce au renversement de la logique de construction des prix – qui incluront désormais les coûts de production – et à l’encadrement des pratiques de la grande distribution et des industriels de l’agroalimentaire.
Plusieurs amendements du groupe MoDem ont aussi renforcé cet objectif :

Nicolas Turquois a fait adopter un amendement pour renforcer le rôle des interprofessions dans la construction des prix ;

Bruno Millienne a fait adopter un amendement mettant en place des sanctions réellement dissuasives pour les distributeurs ne respectant pas leurs nouvelles obligations ;

Richard Ramos a fait adopter un amendement augmentant les sanctions financières imposées aux entreprises ne publiant pas leurs comptes. L’objectif étant de faire la lumière sur la répartition de la valeur entre producteurs et industriels.

 

D’UNE ALIMENTATION PLUS SAINE ET PLUS DURABLE

C’est à la fois une demande croissante des Français et une pratique vertueuse pour nos agriculteurs. Ce texte s’appuie sur la restauration collective – qui distribue plus de trois milliards de repas par an – dont les pratiques évolueront. Ainsi, dès 2022, 50% minimum des produits proposés devront être issus de l’agriculture biologique, de la production locale ou bénéficier de labels de qualité et 20% devront provenir d’exploitations en conversion vers l’agriculture biologique.

Marc Fesneau a insisté sur la nécessité d’impliquer les pouvoirs publics et a fait adopter un amendement visant à promouvoir l’élaboration de « projets alimentaires territoriaux » pour encourager la consommation de produits sains et locaux.

 

DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

L’usage des néonicotinoïdes, substances extrêmement nocives pour les abeilles, donc pour l’humanité, a récemment été interdit par l’Union européenne. L’Assemblée nationale a souhaité aller plus loin, en élargissant leur définition, et ce afin de prévenir tout développement de nouvelles molécules ayant les mêmes effets. C’est un message très clair de la majorité en faveur de la biodiversité, de l’environnement et de la santé humaine.
Par ailleurs, plusieurs dispositions visent clairement à réduire l’utilisation des produits phytosanitaires au travers, notamment, de la séparation des activités de vente et de conseil.
L’opposition entre développement agricole et protection de l’environnement est bien souvent caricaturale et infondée. Seulement, il faut donner les moyens aux agriculteurs de poursuivre leur activité tout en répondant aux enjeux écologiques. C’est la raison pour laquelle nous avons défendu plusieurs amendements pour développer des alternatives :

Philippe Berta a fait adopter un amendement pour mobiliser les moyens de recherche à cet effet ;

Philippe Bolo a fait adopter un amendement pour réduire les délais d’évaluation et simplifier les conditions d’utilisation des produits biostimulants.

Pourquoi ne pas avoir voté l’inscription dans la loi de l’interdiction du glyphosate ? 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE :

Glyphosate :  Liberté, confiance et responsabilité sont au cœur de la méthode et cœur de l’esprit de la loi

 

Les amendements proposant d’inscrire dans la loi l’interdiction du glyphosate d’ici 3ans ont été rejetés en séance. Le groupe MoDem et apparentés s’est prononcé contre ces amendements.

« Il me paraît impossible de revendiquer à la fois la confiance que nous plaçons dans les agriculteurs et l’interdiction du recours au glyphosate dans la loi, » précise Sarah EL HAIRY

« Notre objectif est et restera la sortie dans 3 ans grâce au développement des alternatives mais la loi n’est pas le seul moyen d’atteindre un objectif », souligne Sarah EL HAIRY

Le groupe MoDem a par ailleurs fait voter en commission et dans l’hémicycle des amendements visant à mobiliser les moyens de recherche afin de développer les alternatives aux produits phytosanitaires (Philippe Berta) et la réduction des délais d’évaluation et la simplification des conditions d’utilisation des produits biostimulants (Philippe Bolo).

« Dans cette continuité, un groupe de travail à l’initiative du Député Dive sur le suivi de la sortie progressive du glyphosate a été crée et je vais l’intégrer, c’est aussi cela etre responsable de ses choix », indique la Députée Sarah EL HAIRY

Je suis parfaitement en phase avec l’objectif de sortie à 3 ans fixé par le président de la République. Je m’astreins cependant à la même ligne que pour le reste du projet de loi : responsabilisation des acteurs, confiance et accompagnement.

Rappelons, pour finir, que c’est la France qui a obtenu de la Commission européenne que le glyphosate ne soit autorisé que pour 5 années supplémentaires alors que celle-ci proposait une nouvelle autorisation de 10 ans. Rappelons enfin que la France se fixe elle-même l’objectif ambitieux d’une sortie à 3 ans.

 

Article Presse Océan : Santé Glyphosate : pourquoi Sarah EL HAÏRY à voté contre l’amendement Orphelin 

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