Semaine de contrôle : trois questions posées au gouvernement

ParSarah EL HAÏRY

Semaine de contrôle : trois questions posées au gouvernement

Le calendrier parlementaire prévoit qu’une semaine sur quatre soit consacrée au contrôle de l’action gouvernementale et des politiques publiques, hors période budgétaire. Chaque groupe se trouve dans la possibilité de soumettre un sujet afin de contrôler les actions du gouvernement dans ce domaine.

C’est dans ce cadre que j’ai posé trois questions au gouvernement portant sur la politique familiale, les emplois aidés et la judiciarisation et la criminalisation de l’action militante.

Politique familiale

Dans le cadre du débat sur la politique familiale, j’ai souhaité poser une question sur la majoration de 10 % des pensions de retraite accordés aux mères et aux pères ayant élevés au moins 3 enfants. Cette compensation financière est attribuée lorsque les parents cessent leur activité professionnelle pour s’occuper de leurs enfants. Cette démarche est louable et nécessaire, mais avec le recul, on s’aperçoit que cette majoration bénéficie plus aux pères ayant un salaire élevé, car cette majoration est proportionnelle à la pension de retraite touchée et non forfaitaire. La République ne doit pas faire de différence entre père et mère, parent aisé ou plus modeste. Ce système est inégalitaire, et c’est pourquoi j’ai souhaité savoir comment réformer cette majoration afin qu’elle soit un outil de reconnaissance et de compensation d’un service rendu à la Nation, celui d’élever ses enfants.

Emplois aidés

En 2017, la baisse des emplois aidés a été copieusement critiquée. En 2018, les contrats aidés ont été transformés en un dispositif appelé « Parcours emploi compétences », devant permettre un accès plus simple à la formation et une meilleure insertion professionnelle sur le long terme. Malheureusement, la mise en place de ce dispositif a déclenché de multiples difficultés pour le monde associatif: la réduction des emplois aidés a mis à mal le fonctionnement des structures associatives et de leurs activités. De plus, ce dispositif impose qu’une formation plus poussée soit dispensée aux bénéficiaires de ce nouveau dispositif sans que la prise en charge financière de l’État soit augmenté. En 2019; le nombre de contrats signés a été revu à la baisse; de 200 000 on est passé à 130 000. Une évaluation de ce dispositif est nécessaire afin de s’assurer que le « Parcours emploi compétences » prenne de l’ampleur et que les 130 000 emplois financés répondent bien aux besoins des associations.

Enfin, il est impératif que les associations puissent recruter des profils diplômés, qui répondent à des besoins formulés par le monde associatif. Les associations répondent à des enjeux de plus en plus nombreux sur des questions d’ordre sociale, environnementale ou sanitaire, là où le secteur marchand et l’Etat peinent à trouver des réponses. Le secteur du handicap par exemple à besoin de recruter des personnes avec des compétences spécifiques auxquelles les profils visés par le « Parcours emploi compétence » ne correspondent pas. Des solutions doivent être trouvées pour pallier ces besoins en personnel qualifié afin que les associations puissent remplir leurs missions d’intérêt général.

Judiciarisation et criminalisation de l’action militante

Le thème de la judiciarisation et de la criminalisation de l’action militante a été proposé par le groupe de la France insoumise. Depuis quelques mois, le mouvement des gilets jaunes a été accompagné d’actes de violence. Le droit de manifester est inaliénable, cependant, les violences n’ont pas leur place dans la société et elles ne seront jamais l’expression de la démocratie. Il est impératif de condamner toutes formes de violence et les groupes qui les véhiculent. La ville de Nantes a été à plusieurs reprises la victime de ces mouvements antifascistes ou fascistes. On se souvient de la manifestation de février 2014 contre l’aéroport de Notre-dame-des-Landes où les actes de vandalisme ont atteint leur apogée. Par la suite, notre ville a été défiguré à plusieurs reprises au rythme des manifestations et les commerçants ont été les victimes collatérale de ces dégradations. J’ai voulu interroger le gouvernement pour savoir si la ville de Nantes était la seule à subir ce genre de dégât, les différentes mesures prises par les gouvernements antérieurs, mais aussi sur les mesures futures prévues pour prévenir ces débordements et empêcher ces groupes violent d’agir.

S. El Haïry sur le site de l'ANContactWebTVFacebookTwitter
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