Questions/Réponses [Agriculture] : Travail et Emploi

ParSarah EL HAÏRY

Questions/Réponses [Agriculture] : Travail et Emploi

1. Quels sont les dispositifs en cas de manque de main d’œuvre ?

Plusieurs plate-formes sont à la disposition des employeurs et des candidats :

L’accès à ces plateformes est simplifié pour les candidats comme pour les entreprises.

2. Y aura t-il des facilités pour embaucher des travailleurs étrangers ?

Non, il n’est pas possible d’embaucher des travailleurs étrangers. Le gouvernement n’a pas retenu cette proposition afin de répondre aux besoins intenses en main d’oeuvre pour la filière mais souhaite favoriser le recrutement des salariés employés par des entreprises en baisse d’activité.

3. Pour palier le manque de main d’oeuvre, quelles solutions pour remplacer les saisonniers sont bloqués aux frontières ?

En cette période de ralentissement pour l’économie, des salariés employés par des entreprises en baisse d’activité sont également susceptibles de répondre aux besoins intenses en recrutement de la filière.
C’est pourquoi les dispositions législatives et réglementaires, prises en application de la loi du 23 mars 2020 d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19, prévoiront un dispositif simple et exceptionnel, permettant aux salariés qui subissent une mesure d’activité partielle de conclure un contrat de travail avec une entreprise du secteur.

  • Le salarié pourra cumuler son indemnité d’activité partielle avec le salaire de son contrat de travail dans la filière agroalimentaire, sous réserve que son employeur initial lui donne son accord pour respecter un délai de prévenance de 7 jours avant la reprise du travail.
  • L’employeur de la filière agroalimentaire qui embauche le salarié en activité partielle devra libérer le salarié de ses obligations sous réserve du même délai de 7 jours.
  • Enfin, les bénéficiaires du fond de solidarité pour les très petites entreprises, indépendants, micro-entrepreneurs et professions libérales, pourront cumuler le versement par le fonds (1 500 euros début avril sur demande auprès du site des impôts) avec des contrats courts dans les entreprises agricoles et agroalimentaires.

4. En agriculture, la procédure est-elle simplifiée pour que les demandeurs d’asile puissent travailler sur les exploitations ?

L’instruction conjointe DGEFP/DGEF du 2 avril 2020 prévoit effectivement une procédure simplifiée pour les demandes d’autorisation provisoire de travail des demandeurs d’asile, de la même manière que pour les saisonniers.

Ainsi, les demandes d’autorisation de travail pourront être adressées de manière simplifiée et dématérialisée aux Direccte (SMOE) pour instruction rapide. L’employeur transmet par mél le seul feuillet 1 du formulaire Cerfa  n°15186*03 rempli, sans les autres pièces justificatives.  Ce formulaire Cerfa est disponible en ligne et peut être envoyé au SMOE renseigné, scanné ou photographié. Après instruction rapide (pas d’opposabilité de la situation de l’emploi,  seul contrôle du respect des obligations légales par l’employeur et du niveau de rémunération), ce document pourra être renvoyé, visé, à l’employeur de manière dématérialisée.

5. Dans quelle mesure les bénévoles peuvent aider sur les exploitations agricoles ?

Le gouvernement n’a pas retenu cette proposition afin de répondre aux besoins intenses en main d’oeuvre pour la filière mais souhaite favoriser le recrutement des salariés employés par des entreprises en baisse d’activité.
C’est pourquoi les dispositions législatives et réglementaires, prises en application de la loi du 23 mars 2020 d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19, prévoiront un dispositif simple et exceptionnel, permettant aux salariés qui subissent une mesure d’activité partielle de conclure un contrat de travail avec une entreprise du secteur.

  • Le salarié pourra cumuler son indemnité d’activité partielle avec le salaire de son contrat de travail dans la filière agroalimentaire, sous réserve que son employeur initial lui donne son accord pour respecter un délai de prévenance de 7 jours avant la reprise du travail.
  • L’employeur de la filière agroalimentaire qui embauche le salarié en activité partielle devra libérer le salarié de ses obligations sous réserve du même délai de 7 jours.
  • Enfin, les bénéficiaires du fonds de solidarité pour les très petites entreprises, indépendants, micro-entrepreneurs et professions libérales, pourront cumuler le versement par le fonds (1 500 euros début avril sur demande auprès du site des impôts) avec des contrats courts dans les entreprises agricoles et agroalimentaires.

6. L’arrêt de travail pour garde d’enfants : est-ce réservé aux salariés ? Quelles conditions remplir ? Est-ce que l’exploitant pourrait encore travailler sur l’exploitation pendant cet arrêt ? Comment procéder ?

L’arrêt de travail pour garde d’enfant est ouvert à toute personne, salariée ou non, qui doit garder son ou ses enfants de moins de 16 ans (au 1er jour de l’arrêt), pour pallier la fermeture des structures de garde d’enfants et des établissements scolaires et si le télétravail n’est pas permis. Il n’y a pas de limite d’âge pour les enfants handicapés dont l’établissement d’accueil a fermé.

Les exploitants agricoles ont droit à cet arrêt, de même que les membres de leurs familles qui participent aux travaux de l’exploitation (conjoint collaborateur, aide familial). Mais un seul des deux parents peut demander cet arrêt de travail pour garde d’enfant(s). L’alternance de l’arrêt entre les parents est possible.

Un service de déclaration en ligne pour cet arrêt leur est proposé via le site de la MSA : https://declare.msa.fr

La durée de l’arrêt est de 1 à 21 jours, il peut être renouvelé autant que de besoin tout au long de la période de fermeture des établissements mentionnés ci-dessus.

Nous n’avons pas de renseignement concernant le montant de l’indemnité journalière qui sera versée aux exploitants ou aux membres de leurs familles participant aux travaux de l’exploitation. Mais ce versement se fera sans aucun jour de carence.

Nous insistons sur le fait que le parent en arrêt de travail pour garde d’enfant ne doit plus participer aux travaux de l’exploitation : en cas d’accident sur l’exploitation, des problèmes d’indemnisation se poseront.

7. Est-ce que les agriculteurs peuvent bénéficier d’un arrêt de travail s’ils sont atteints du Covid-19 ?

Si vous êtes une personne considérée comme présentant un risque de développer une forme sévère de la maladie, sans solution de télétravail envisageable, vous devez impérativement rester à votre domicile, en arrêt de travail. Afin d’éviter de mobiliser les médecins pour la délivrance d’arrêts de travail, vous pouvez vous connecter directement sur le service dédié Declare2.msa.fr  sur msa.fr et demander à être mis en arrêt de travail pour une durée initiale de 21 jours, sans passer par votre employeur ou votre médecin traitant. Cet arrêt pourra être déclaré rétroactivement à la date du vendredi 13 mars.

Les agriculteurs peuvent faire une demande d’arrêt de travail sur msa.fr avec le service en ligne Declare2.msa.fr.

8. Vers qui les agriculteurs peuvent se tourner localement pour la garde d’enfants ?

Le Gouvernement a décidé le maintien d’un système de garde des enfants de moins de 16 ans pour les parents dont les métiers sont indispensables à la survie du pays, afin que ces parents puissent continuer à se rendre à leur travail. Il s’agit pour le moment des personnels soignants et du domaine sanitaire.
L’exploitant dont le conjoint travaille dans le secteur sanitaire ou médical peut d’ores et déjà bénéficier de ce dispositif de garde spécifique.

Plus d’infos : https://monenfant.fr/web/guest/recensement-covid-19

9. Comment faire pour des activités comme le maraîchage où les personnes sont sur des machines dont les distances ne sont pas respectées ? Quid également pour les équipes de ramassage (plusieurs personnes dans un véhicule) ?

Le Ministère du travail propose sur son site différentes fiches pour répondre à ces questions liées aux gestes barrières dans l’activité professionnelle :

10. Comment gérer le droit d’un retrait d’un salarié ? Est-il possible de le refuser ?

La foire aux questions du Ministère du travail (datée du 25/03/2020) apporte une réponse complète à la question :  « Quelles sont les règles générales relatives à l’exercice du droit de retrait ? »

Plus d’informations : https://travail-emploi.gouv.fr/actualites/l-actualite-du-ministere/article/coronavirus-questions-reponses-pour-les-entreprises-et-les-salaries

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