Vol de moutons : interpellation du Procureur et de la Garde des Sceaux

ParSarah EL HAÏRY

Vol de moutons : interpellation du Procureur et de la Garde des Sceaux

Depuis le début du confinement, les éleveurs de moutons ont vu les vols à l’encontre de leurs cheptels se multiplier, atteignant en 15 jours les chiffres annuels. Le collectif des éleveurs du territoire s’est mobilisé pour contrer ces méfaits avec le soutien de la PSIG de Rezé. Cette dernière a multiplié les patrouilles à proximité des exploitations et a réussi à plusieurs reprises à intercepter des malfaiteurs.

Pourtant, sans une réponse adéquate de la justice , les vols ne cesseront pas. C’est pourquoi j’ai tenu à alerter le Procureur de la République ainsi que la Garde des Sceaux sur la nécessité d’apporter une réponse ferme à ce fléau. Chaque vol de bête représente une perte économique, mais aussi un préjudice génétique qui mérite réparation.

La réponse de la justice se doit d’être ferme. Récemment, une décision a été rendue ou le procureur réclamait une peine de 6 mois ferme. C’est une peine de 8 mois avec sursis qui a été prononcée, une peine pas assez dissuasive pour réguler et stopper durablement cet outrage fait à notre savoir-faire agricole.

À cette problématique s’ajoutent de potentielles difficultés administratives lors d’un contrôle sur la quantité du cheptel pour un contrôle PAC par exemple. Il peut-être difficile pour un éleveur de se rendre compte de la disparition d’une ou deux bêtes si son troupeau est constitué de plusieurs centaines de têtes. J’estime qu’il est légitime dans ces conditions qu’une attention bienveillante soit de mise lors de ces contrôles .

Enfin, il est impératif de mener en parallèle de ces mesures répressives, des mesures de prévention. Si certaines peuvent être mises en place par les éleveurs, il est nécessaire de les accompagner par le biais d’une campagne de prévention. D’autres solutions peuvent être envisagées comme une surveillance vidéo du troupeau, mais elle peut s’avérer rapidement onéreuse. C’est pour ces raisons que j’ai tenu à interpeller le ministre de l’Agriculture sur les potentielles aides financières qui pourraient être mobilisées pour soutenir nos éleveurs qui ne cessent de travailler pour assurer un approvisionnement constant de nos rayons en cette période de crise sanitaire.

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