Interview avec le Fil Cides sur le groupe d’étude et ma vision de l’Économie Sociale et Solidaire

ParSarah EL HAÏRY

Interview avec le Fil Cides sur le groupe d’étude et ma vision de l’Économie Sociale et Solidaire

Retrouvez en cliquand ici l’interview croisée avec ma collègue co présidente du groupe d’étude ESS à l’assemblée, Anne Laurence PETEL

 

Extrait :

 

Fil Cides : A quoi sert le Groupe d’étude ESS à l’Assemblée nationale ?

Sarah El Haïry : Un groupe d’étude c’est d’abord un lieu de travail, d’échange, transpartisan où se réunissent des députés pour travailler sur un sujet commun. Et celui qui nous intéresse c’est l’économie sociale et solidaire. Donc vous avez dans le cœur de chacun de ces députés, si ce n’est de l’affection, au moins de l’intérêt pour les familles de l’ESS.

Anne-Laurence Petel : J’ajouterai que d’autres groupes d’études s’intéressent à l’ESS comme celui sur l’insertion par l’activité économique, sur la vie associative, le bénévolat et d’autres encore. C’est un sujet qui intéresse énormément de parlementaires ce qui est plutôt encourageant.

ParSarah EL HAÏRY

Tribune : L’écologie avance !

Matthieu Orphelin, Sarah El Haïry, Hugues Ranson, Barbara Pompili, Sacha Houlié, Sandrine Le Feur et 111 député-es de la majorité publient une tribune pour prendre la défense de l’action du gouvernement en matière écologique. Voici leur texte.

Depuis un an, l’action du gouvernement et de la majorité présidentielle est-elle à la hauteur des enjeux écologiques ? Nicolas Hulot et les écologistes qui l’accompagnent obtiennent-ils des avancées suffisantes ? Vaste débat ! Loin de nous l’idée de faire à la place de Nicolas Hulot le bilan qu’il a annoncé faire pour cet été. Mais, avant cette évaluation, il est utile de partager quelques éléments factuels d’appréciation. Utile à celles et ceux qui veulent se forger une conviction, à certains qui doutent et qui voudraient -et ils ont à notre sens raison- que cela avance plus vite, à quelques écologistes politiques qui aiment tant crier à l’échec dans les médias, et dont les voix se mêlent à celles des lobbies qui voudraient eux aussi notre échec. Pour faire le bilan, il faut bien sûr d’abord considérer ce sur quoi nous nous étions engagés dans le projet présidentiel porté par Emmanuel Macron. Quelques exemples parmi d’autres : fin des hydrocarbures en France, prime à la conversion automobile et bientôt prime à la rénovation énergétique dès la réalisation des travaux, basculement programmé vers une fiscalité écologique (contribution climat énergie, diesel), développement de l’économie circulaire et hausse de la TGAP décharge, fin des véhicules essence et diesel en 2040, 50% de produits de qualité dans la restauration collective d’ici 2022, séparation du conseil et de la vente des pesticides… Tout cela est fait ou en cours. Concrétiser nos engagements était le minimum ; notons que nos prédécesseurs n’avaient pas toujours eu cette volonté, nous conduisant à l’impasse (sur la date de 2025 sur le nucléaire, sur les importations d’huile de palme). On est allé plus loin que le projet présidentiel Mais notre action ne s’est pas limitée à ce qui était prévu dans le projet présidentiel. One planet summit, arrêt du projet d’aéroport à NDDL, objectif de neutralité carbone en 2050, sortie du glyphosate en 3 ans, concrétisation des 6 parcs éoliens en mer avec une utile renégociation financière, baisse de la TVA pour les collectivités sur la prévention et le tri des déchets, inscription du climat et de la biodiversité dans la constitution, 20% de bio dans les cantines scolaires et triplement des surfaces en bio, plans de diversification des protéines, prise en compte des migrations climatiques dans la loi française… Quel point commun entre toutes ces avancées ? Aucune n’était prévue dans notre projet présidentiel ! Aucune. Elles vont plus loin que notre projet initial et doivent beaucoup à Nicolas Hulot. Beaucoup reste à faire Enfin, les prochaines semaines seront déterminantes sur des points stratégiques. Arbitrages du plan vélo (infrastructures dédiées, généralisation de l’indemnité kilométrique vélo), mesures pour lutter contre la pollution de l’air, scénario retenu pour les infrastructures routières et ferroviaires pour les 20 années à venir -et mesures liées pour en assurer le financement-, programmation pluriannuelle de l’énergie pour concrétiser un nouveau rythme de déploiement des énergies renouvelables et de diminution du nucléaire, plan biodiversité et mesures pour mettre fin à l’artificialisation des sols, lutte contre la déforestation importée… Autant d’arbitrages (et de nécessaires budgets correspondants) si essentiels pour mettre notre pays sur la voie irréversible de la transition écologique. Nous sommes lucides : rien n’est parfait et beaucoup reste à faire. Mais c’est sur cette base que le bilan devra donc être fait. Sereinement, et en conscience. Avec en tête la seule question qui vaille : sommes-nous à la hauteur des enjeux ?

 

Voici la liste complète des 111 signataires : Matthieu Orphelin, député du Maine-et-Loire Sarah El Haïry, députée de Loire-Atlantique Hugues Renson, député de Paris Barbara Pompili, députée de la Somme Sacha Houlié, député de la Vienne Sandrine Le Feur, députée du Finistère Bérangère Abba, députée de la Haute-Marne Damien Adam, député de Seine-Maritime Éric Alauzet, député du Doubs Christophe Arend, député de Moselle Delphine Bagarry, députée des Alpes-de-Haute-Provence …

ParSarah EL HAÏRY

Service National Universel est une chance que nous devons saisir

A peine annoncé, pas encore décrit et le Service National Universel est déjà accueilli avec un scepticisme qu’il ne mérite pas.

« Le constat d’une société de plus en plus communautarisée ou à l’inverse un pays laissant place à un individualisme de plus en plus important, tout le monde le fait, tout le monde s’en plaint, mais très peu agissent », se désole la Députée Sarah EL HAIRY

L’objectif du SNU est triple :

“Être un moment de mixité et d’ouverture que l’école n’arrive plus à être et qui est pourtant essentiel pour se rendre compte que la diversité est une chance,

Être un temps de cohésion pour comprendre que l’esprit du collectif est bien plus enrichissant que l’individualisme et à travers ca mettre avant la force de la France quand elle est unie.

Enfin être un lieu ou des savoirs fondamentaux sont acquis comme les gestes qui sauvent, les symboles de notre Nation et surtout et enfin présenter le panorama des engagements pour la Nation qui sont à la disposition des jeunes.” explique Sarah EL HAIRY

Le Service National Universel, n’est qu’une étape dans la volonté de la majorité de redonner une place à la Nation; au même titre que le dédoublement des classes de CP pour rendre effective l’égalité des chances; ou l’instauration d’une police de proximité pour faire que la sécurité soit la première des libertés. Le SNU ne tombe pas de nul part, c’est un projet de société, c’est une vision de la société, de l’engagement que nous défendons aujourd’hui .

Parce que l’an 1 de l’engagement ne démarrera pas avec le SNU, j’invite toutes les associations et les acteurs de l’engagement de la jeunesse à prendre contact avec moi pour réfléchir ensemble à la rentrée sur comment le SNU peut être une locomotive de l’engagement et non pas un obstacle ou un repoussoir comme certains voudraient déjà le faire croire.

contact: contribution@elhairy.fr

ParSarah EL HAÏRY

BAISSE DES DONS AUX ASSOCIATIONS

 

«Le projet de loi de finances 2019 devra être au rendez-vous des attentes des associations»

Les contribuables assujettis à l’impôt sur la fortune immobilière qui a remplacé l’ISF ont jusqu’à ce soir pour remplir leurs déclarations d’impôts.

Selon toute vraisemblance, ce ne sont pas les quelques heures qu’il leur reste pour effectuer des dons à déduire de leur impôt sur le patrimoine qui changeront la donne :la réforme de l’impôt sur la fortune a entraîné une baisse considérable des dons aux associations.

Selon La Croix, le Secours Catholique enregistre une baisse de près de 60% des dons «ISF». Pour la Fondation de

France et les Apprentis d’Auteuil, nous apprend le journal, les ordres de grandeur sont tout aussi impressionnants, entre 50% et 70%. Plus généralement « nul n’échappe à la baisse».

En cause ? Le remplacement de l’ISF par l’IFI motivé par le souhait légitime de réorienter l’épargne des Français vers l’investissement productif a entrainé une baisse des contribuables assujettis à ce dispositif fiscal.

La diminution des dons a suivi mécaniquement.

Cette baisse bien que plus importante qu’attendue était prévisible. Ainsi, lors de l’examen du projet de loi de finances 2018, le groupe Mouvement Démocrate et apparentés avait alerté le Gouvernement quant à ce risque. « Pour compenser cette baisse, nous avions alors demandé d‘adapter les dispositifs fiscaux existants, en augmentant, notamment ,la limite du revenu imposable pour l’«IR don» (réduction d’impôts au titre des dons faits par les particuliers). Cette Solution n’avait pas été retenue par le gouvernement. Si le coût budgétaire d’une telle mesure est certes important, nous restons convaincus que les dispositifs fiscaux d’incitation aux dons doivent être évalués au regard de l’apport sociétal des associations. C’est d’ailleurs le sens de la proposition de résolution que nous avions défendue en novembre, et qui avait alors été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale. Nous continuerons donc ce combat lors de l’examen du projet de loi de finances 2019 et, nos craintes quant à la baisse des dons s’étant largement vérifiées, nous espérons que le gouvernement saura répondre aux attentes des associations. Les Français ont maintes fois fait la preuve de leur générosité, à nous de l’accompagner et de la soutenir en libérant les freins aux dons.»
ParSarah EL HAÏRY

LOI AGRICULTURE ET ALIMENTATION : CONFIANCE ET RESPONSABILITE

Un texte au rendez-vous des promesses Et une première étape pour apporter des réponses à la crise agricole

L’Assemblée nationale a adopté, cet après-midi, le projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentaire saine et durable. Les députés du groupe Mouvement Démocrate et apparentés ont unanimement soutenu ce texte, considérant qu’en dépend l’avenir de notre agriculture, l’un des plus grands atouts et des plus grandes fiertés dont se prévaut notre pays. En effet, ce texte permet d’importantes avancées en faveur :

 

D’UNE MEILLEURE RÉMUNERATION DE NOS AGRICULTEURS

Aujourd’hui, les agriculteurs peinent à vivre dignement de leur travail. Une aberration, tant ce travail est important pour la société et source de richesses pour notre économie, notre culture et nos paysages. Cette loi permettra d’avancer vers une rémunération plus juste, grâce au renversement de la logique de construction des prix – qui incluront désormais les coûts de production – et à l’encadrement des pratiques de la grande distribution et des industriels de l’agroalimentaire.
Plusieurs amendements du groupe MoDem ont aussi renforcé cet objectif :

Nicolas Turquois a fait adopter un amendement pour renforcer le rôle des interprofessions dans la construction des prix ;

Bruno Millienne a fait adopter un amendement mettant en place des sanctions réellement dissuasives pour les distributeurs ne respectant pas leurs nouvelles obligations ;

Richard Ramos a fait adopter un amendement augmentant les sanctions financières imposées aux entreprises ne publiant pas leurs comptes. L’objectif étant de faire la lumière sur la répartition de la valeur entre producteurs et industriels.

 

D’UNE ALIMENTATION PLUS SAINE ET PLUS DURABLE

C’est à la fois une demande croissante des Français et une pratique vertueuse pour nos agriculteurs. Ce texte s’appuie sur la restauration collective – qui distribue plus de trois milliards de repas par an – dont les pratiques évolueront. Ainsi, dès 2022, 50% minimum des produits proposés devront être issus de l’agriculture biologique, de la production locale ou bénéficier de labels de qualité et 20% devront provenir d’exploitations en conversion vers l’agriculture biologique.

Marc Fesneau a insisté sur la nécessité d’impliquer les pouvoirs publics et a fait adopter un amendement visant à promouvoir l’élaboration de « projets alimentaires territoriaux » pour encourager la consommation de produits sains et locaux.

 

DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

L’usage des néonicotinoïdes, substances extrêmement nocives pour les abeilles, donc pour l’humanité, a récemment été interdit par l’Union européenne. L’Assemblée nationale a souhaité aller plus loin, en élargissant leur définition, et ce afin de prévenir tout développement de nouvelles molécules ayant les mêmes effets. C’est un message très clair de la majorité en faveur de la biodiversité, de l’environnement et de la santé humaine.
Par ailleurs, plusieurs dispositions visent clairement à réduire l’utilisation des produits phytosanitaires au travers, notamment, de la séparation des activités de vente et de conseil.
L’opposition entre développement agricole et protection de l’environnement est bien souvent caricaturale et infondée. Seulement, il faut donner les moyens aux agriculteurs de poursuivre leur activité tout en répondant aux enjeux écologiques. C’est la raison pour laquelle nous avons défendu plusieurs amendements pour développer des alternatives :

Philippe Berta a fait adopter un amendement pour mobiliser les moyens de recherche à cet effet ;

Philippe Bolo a fait adopter un amendement pour réduire les délais d’évaluation et simplifier les conditions d’utilisation des produits biostimulants.

Pourquoi ne pas avoir voté l’inscription dans la loi de l’interdiction du glyphosate ? 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE :

Glyphosate :  Liberté, confiance et responsabilité sont au cœur de la méthode et cœur de l’esprit de la loi

 

Les amendements proposant d’inscrire dans la loi l’interdiction du glyphosate d’ici 3ans ont été rejetés en séance. Le groupe MoDem et apparentés s’est prononcé contre ces amendements.

« Il me paraît impossible de revendiquer à la fois la confiance que nous plaçons dans les agriculteurs et l’interdiction du recours au glyphosate dans la loi, » précise Sarah EL HAIRY

« Notre objectif est et restera la sortie dans 3 ans grâce au développement des alternatives mais la loi n’est pas le seul moyen d’atteindre un objectif », souligne Sarah EL HAIRY

Le groupe MoDem a par ailleurs fait voter en commission et dans l’hémicycle des amendements visant à mobiliser les moyens de recherche afin de développer les alternatives aux produits phytosanitaires (Philippe Berta) et la réduction des délais d’évaluation et la simplification des conditions d’utilisation des produits biostimulants (Philippe Bolo).

« Dans cette continuité, un groupe de travail à l’initiative du Député Dive sur le suivi de la sortie progressive du glyphosate a été crée et je vais l’intégrer, c’est aussi cela etre responsable de ses choix », indique la Députée Sarah EL HAIRY

Je suis parfaitement en phase avec l’objectif de sortie à 3 ans fixé par le président de la République. Je m’astreins cependant à la même ligne que pour le reste du projet de loi : responsabilisation des acteurs, confiance et accompagnement.

Rappelons, pour finir, que c’est la France qui a obtenu de la Commission européenne que le glyphosate ne soit autorisé que pour 5 années supplémentaires alors que celle-ci proposait une nouvelle autorisation de 10 ans. Rappelons enfin que la France se fixe elle-même l’objectif ambitieux d’une sortie à 3 ans.

 

Article Presse Océan : Santé Glyphosate : pourquoi Sarah EL HAÏRY à voté contre l’amendement Orphelin 

ParSarah EL HAÏRY

1an d’action : Retrouvez l’émission Dimanche en Politique

Un an de mandat pour Emmanuel Macron et les députés de sa majorité, au menu de l’émission Dimanche en Politique de cette semaine, abordé avec deux  parlementaires de Loire-Atlantique.

Christine Vilvoisin reçoit deux femmes élues l’an dernier : Sarah El Hairy, porte-parole nationale du MODEM  et Valérie Oppelt, députée la République en Marche évoquent avec nous leur première année à l’assemblée nationale.

Quels sont les dossiers, les lois qu’elles ont suivies ou soutenues ? Ont-elles tout voté, ont-elles contesté ? Font-elles de la politique autrement ?

C’est le débat de Dimanche en Politique, au terme d’une semaine compliquée, agitée, entre manifestation des fonctionnaires et des cheminots, mobilisés contre la réforme de leurs statuts et contestation de la politique d’Emmanuel Macron.

Un an de mandat : quel bilan ?

Revoir l’émission cliquez ici

 

 

 

ParSarah EL HAÏRY

Journée Nationale d’hommage à la Résistance

Aujourd’hui, la France honore l’armée de l’ombre et salue ses héros de la Résistance. La Nation reconnaissante rend hommage à ceux qui malgré la répression, entrèrent dans l’histoire par la force d’un refus et par la puissance de leur engagement.  Ils surent saisir le drapeau de l’honneur pour le hisser aux côtés de l’étendard de la liberté.  Aujourd’hui la France se souvient de la création du Conseil National de la Résistance.

Dans la tourmente de l’Occupation et des heures sombres, le 27 mai 1943, il y a soixante-quinze ans, dans un appartement parisien, 48, rue du Four, les représentants de huit mouvements de Résistance, de six partis politiques et de deux syndicats, décidèrent d’unir leurs forces pour lutter contre l’occupant. Pour que rien ne soit improvisé, pour que tout soit préparé, pour que le progrès réponde à l’abaissement vichyste, ils préparèrent les réformes de la France libérée.

En dépassant les différences et les clivages, ils répondirent à une exigence, celle de l’unité. Sous les auspices de Jean Moulin, ils firent d’un « désordre de courage », une armée de l’intérieur prête à relever la République.

La jeunesse de France joua un rôle éminent dans la Résistance. Saluons la mémoire des lycéens et étudiants. Souvenons-nous des jeunes Français qui résistèrent ou prirent les armes dans les maquis de toute la France.

Cette Journée nationale est un appel à la jeunesse. Nous l’invitons à se souvenir, à perpétuer la mémoire et à faire sienne les valeurs du CNR.

En ce soixante-quinzième anniversaire, la Résistance demeure une source d’admiration et un exemple d’unité dans l’épreuve. Attachés aux valeurs humanistes, à la dignité humaine, à la liberté, à l’égalité et à la fraternité, nous devons faire vivre encore et toujours l’esprit du 27 mai 1943 pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais »

ParSarah EL HAÏRY

Tribune Quotidien du Médecin : Financement de la dépendance

 

Retrouvez ci dessous quelques pistes de réflexion que je porte autour du financement de la dépendance

 

ParSarah EL HAÏRY

La directive Travel menace les camps scouts, les colonies de vacances et les classes découvertes : une députée MoDem interpelle Blanquer

Directive sur camps scouts: une députée MoDem interpelle Blanquer
MoDem |  tourisme |  vacances |  partis |  parlement |  UE
Paris, FRANCE | AFP | 09/05/2018 20:57 UTC+3
La députée MoDem Sarah El Haïry en a appelé mercredi au ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, pour limiter l’application d’une directive européenne qui renforce les obligations financières des organisateurs des camps scouts et colonies de vacances, a-t-elle indiqué à l’AFP.
   Jusqu’à présent, les organisateurs d’accueils collectifs de mineurs (ACM) sans but lucratif bénéficiaient, pour les séjours sur le territoire français, d’une dérogation à l’obligation de s’immatriculer et de justifier d’une garantie financière.
La directive européenne dite « Travel » de 2015, transposée par une ordonnance et un décret en décembre dernier, a mis fin à cette exemption, au nom de la protection des consommateurs, avec effet le 1er juillet prochain.
« On est dans l’exemple où, si l’administration transpose sans réfléchir, ça peut ne pas être pertinent », a déploré la députée de Loire-Atlantique, selon qui l’application de la directive doit encore faire l’objet d’un vote au Parlement avant le 1er juillet, sans être pour l’heure encore inscrit à l’ordre du jour.
« Il faut la penser avec notre modèle social français, en excluant le monde non-marchand; il s’agit d’une spécificité française », a encore martelé la parlementaire. « Mon appel est à Jean-Michel Blanquer, parce qu’il s’agit bien d’une mission éducative », a-t-elle poursuivi.
En début de semaine, les organisateurs de camps scouts et colonies de vacances s’étaient inquiétés de la transcription de cette directive.
« Il va falloir désormais abonder un fonds de garantie », avait expliqué à l’AFP François Mandil, délégué national des Scouts et Guides de France (SGDF, catholiques), le plus important mouvement français de scoutisme, qui revendique plus de 80.000 membres, un nombre en croissance de 30% en dix ans.
« Être assimilé au tourisme et opérateurs de voyage transformera (défigurera ?) le champ de l’animation, en augmentant toujours plus les catégories d’enfants n’ayant plus accès aux vacances », avait pour sa part fait valoir le Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC), dont des responsables ont lancé une pétition en ligne ayant recueilli près de 2.000 signatures.
La Fédération du scoutisme français, qui rassemble les SGDF, les Éclaireurs (laïques), les Éclaireurs unionistes (protestants), les Éclaireurs israélites, les Scouts musulmans et les Éclaireurs de la Nature (bouddhistes), soit au total près de 130.000 jeunes, a été reçue à Matignon.
Les responsables des organisations scouts souhaitent que les structures sans but lucratif soient exclues du champ d’application de la nouvelle directive.
S. El Haïry sur le site de l'ANContactWebTVFacebookTwitter