Entretien avec Clément Lesort – Le Son Unique

ParSarah EL HAÏRY

Entretien avec Clément Lesort – Le Son Unique

Mardi 26 mai, j’étais  l’invitée de Clément Lesort dans l’émission Sun business de la radio associative Le Son Unique. À cette occasion, nous avons abordé de nombreux sujets tels que la politique économique gouvernementale pendant le confinement, l’avenir de notre économie et l’accompagnement de nos entreprises à la sortie de cette crise. Nous avons également discuté sur des sujets qui me tiennent à cœur comme la mise en place d’un revenu universel, véritable socle citoyen, l’économie sociale et solidaire ou bien encore l’instauration d’une clause locale et sociale dans le code des marchés publics.

 

Retrouvez ci-après mon entretien en vidéo pour Sun Business :

 

ParSarah EL HAÏRY

Rencontre avec les commerçants de La Chapelle-sur-Erdre

Mercredi dernier, je suis allée à la rencontre des commerçants chapelains en compagnie du maire Fabrice Roussel et du président de l’union des entreprises de proximité du 44 (U2P). L’activité économique reprend progressivement dans cette commune. Les commerces rouvrent dans un respect strict des gestes sanitaires assurant ainsi, une expérience d’achat en toute sécurité à leurs clients.

Lors de mes nombreux échanges avec ces acteurs (boulanger, pharmacien, fleuriste, coiffeur…), ils m’ont fait part des différentes difficultés qu’ils ont traversées durant le confinement ainsi que leurs attentes en cette phase de déconfinement.

C’est en croisant les expériences et les avis de ces acteurs que l’ont pourra relancer notre économie. Ils apportent leur vision à la fois concrète et pratique permettant de rendre compte de la faisabilité des mesures prises par le Gouvernement. C’est à nous, députés, de faire remonter ces préoccupations et veiller à adapter les textes actuellement à l’étude à l’Assemblée Nationale en les ajustant pour répondre au mieux aux besoins des différents secteurs d’activité.

ParSarah EL HAÏRY

Question orale sans débat : Philanthropie et plan de relance économique

La semaine de contrôle s’est poursuivie avec une séance de questions orales sans débat. Mises en place en 1974, elles sont un outil permettant au Parlement d’interpeller le Gouvernement lors de la semaine de contrôle de l’action gouvernementale.  Ne pouvant dépasser les deux minutes, elles offrent, contrairement aux questions au Gouvernement, un droit de réponse au député après la prise de parole du ministre.

Lors de cet exercice, j’ai souhaité interroger Olivier Dussopt, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des comptes publics sur la place laissée à la philanthropie dans le plan de relance économique. La philanthropie est un outil source d’espoir et on l’a bien vue lors de ces derniers mois de confinement, les Français ont été généreux. Les dons, les petits sommes comme les grandes ont proliféré pour soutenir ceux qui en avaient besoin. Ces gestes solidaires effectués sans arrière-pensée d’optimisation fiscale, ont été une nouvelle fois, la preuve de la générosité des Français.  Il est important de donner une véritable place à la philanthropie dans notre pays. Il serait judicieux de lui laisser une place dans le plan de relance économique prévu par le Gouvernement.

Retrouvez en vidéo, mon interpellation du secrétaire d’État Olivier Dussopt sur le sujet :

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ParSarah EL HAÏRY

Commission Finances, audition de Frédéric Oudéa, président de la fédération française bancaire

La semaine dernière, la commission Finances a auditionné Frédéric Oudéa, président de la Fédération Française Bancaire. Cette organisation professionnelle représente l’ensemble des banques installées sur le territoire français. Ainsi, elle regroupe 340 entreprises bancaires de différentes tailles dont 115 banques étrangères.

Si les prêts bancaires garantis par l’État ont été l’objet principal des discussions, j’ai souhaité interroger monsieur Oudéa sur deux sujets. Premièrement, sur les taux d’intérêt pour le monde de l’immobilier et s’il y a un risque d’augmentation de ces taux. Deuxièmement, sur la situation financières des associations du monde sportif et culturel. Tout comme les autres secteurs d’activité du monde économique, les associations ont subi la crise économique de plein fouet. Pour certaines, leurs activités ont tourné au ralenti et les mois à venir sont synonymes d’annulation de leurs évènements estivaux et avec eux, les chances de renflouer les caisses de leurs structures s’envoler. J’ai souhaité interpeller monsieur Oudéa sur cette problématique et de savoir s’il était possible d’envisager un plafonnement des taux pour les Dailly bancaires associatifs.

Ces derniers permettent d’améliorer la trésorerie des entreprises ou associations en anticipant le paiement de factures. Lorsqu’une entreprise cède une créance à un établissement bancaire, elle transfère la propriété de la facture à sa banque. En contrepartie, la banque lui ouvre une ligne de crédit de court terme moyennant une rémunération spécifique.

En résumé, en utilisant la Dailly, l’association qui a émis une facture peut se faire avancer le montant de sa créance par sa banque.

ParSarah EL HAÏRY

Déplacement à l’espace équestre de Mazerolles

J’ai poursuivi mes rencontres avec les acteurs économiques du territoire à l’espace équestre de Mazerolles.  Situé sur la commune de Saint-Mars-du-Désert, le haras a vu les difficultés financières s’accumuler ces dernières semaines. Ne pouvant plus donner de leçons d’équitation qui est leur principale activité, le personnel a fait face à des demandes de remboursements de la part de ses licenciés.  Un coup dur pour les gérants qui ont dû également annuler les stages de vacances et autres animations ponctuelles.  Je leur ai assuré de mon soutien pour la suite de leurs activités et que je serai attentive lors  de l’étude des textes à l’Assemblée nationale que les centres d’équitation ne soient pas oubliés dans les plans de relance du Gouvernement.

ParSarah EL HAÏRY

Semaine de contrôle : 2 questions sur les conséquences de la crise liée au covid-19

Cette semaine de reprise du travail législatif est placée sous le signe du contrôle de l’action du Gouvernement. À cette occasion, les thèmes se sont orientés vers la gestion de la crise sanitaire liée au coronavirus dans deux domaines particuliers : l’amélioration de la sécurité sanitaire et sur les mesures sociales urgentes à prendre pour répondre aux conséquences du virus.

Dans le cadre des questions portant sur la sécurité sanitaire, j’ai souhaité orienter mes interrogations sur la politique hygiéniste du Gouvernement. En effet depuis la IIIe République et sa politique hygiéniste forte, nous avons perdu certains réflexes d’hygiènes basiques. Aujourd’hui face à la crise, nous sommes obligés de réapprendre dans l’urgence ces gestes qui devraient être des réflexes depuis des années.

Retrouvez ci-dessous en vidéo ma question sur la politique hygiéniste du Gouvernement :

Dans le cadre des questions posées sur les mesures sociales d’urgence, j’ai choisi d’interroger le Gouvernement sur la mise en place d’un revenu universel. Cette crise sanitaire a amplifié des situations déjà délicates et elle en a créé d’autres.  Même si le Gouvernement a répondu présent par la création de nouvelles aides en plus de celles existantes, la présence d’un revenu universel aurait pu éviter ses dépenses nouvelles.

Retrouvez en vidéo ma question sur l’instauration d’un revenu universel en France :

ParSarah EL HAÏRY

Tribune : Nous députés de la majorité, plaidons pour une relocalisation de la production de médicaments

Retrouvez ci-dessous, la tribune que j’ai signée plaidant pour une relocalisation de la production de nos médicaments sur notre territoire :

ParSarah EL HAÏRY

Commission Finances : Evaluation de la taxe GAFA

La semaine dernière, la commission Finances a auditionné le ministre de l’Action et des comptes public Gérald Darmanin ainsi qu’Olivier Dussopt, secrétaire d’État. A cette occasion, j’ai souhaité interroger les membres du Gouvernement sur la taxe GAFA. Un peu moins d’un an après sa promulgation, l’heure est au bilan. Avec un rendement à hauteur de 377 millions d’euros pour sa première année d’exercice, cette taxe sur les services numériques a pour objectif de taxer à hauteur de 3% les recettes liées à des activités de ciblage publicitaire sur internet, s’appuyant sur des données collectées auprès des utilisateurs via des moteurs de recherche ou les réseaux sociaux.

Mais cette taxe a-t-elle rempli son objectif d’équité fiscale? C’est-à-dire, le différentiel d’imposition entre les multinationales du numérique et les multinationales traditionnelles s’est-il réduit? En effet, les entreprises telles que Google, Apple, Facebook et Amazon sont en moyenne deux fois moins imposées que les entreprises européennes traditionnelles. C’est dans l’objectif de réduire ces inégalités que notre pays a choisi d’instaurer cette taxe.

Cependant, il est important de rappeler que cette taxe ne doit être que transitoire. Elle a pour objectif d’exister jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé dans le cadre du projet BEPS (Base Erosion and Profit Shifting) de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE). Ce projet veut lutter contre l’optimisation fiscale par certaines entreprises qui implantent leurs filiales dans des États ou les taux d’imposition sur les sociétés sont faibles, voire nuls. Ainsi, j’ai souhaité savoir si les discussions autour de ce projet ont pu avancer depuis le mois de juillet dernier pour arriver à une harmonisation fiscale à l’échelle internationale.

ParSarah EL HAÏRY

Commémoration du 8 mai 1945

Vendredi a été célébré partout en France, l’armistice proclamant la fin de la Seconde Guerre mondiale. Crise sanitaire oblige, les célébrations n’ont pas eu lieu sous leur forme habituelle, mais en comité restreint.

Cette année, c’est à la Chapelle-sur-Erdre et à Sucé-sur-Erdre que je me suis rendue pour cette traditionnelle cérémonie d’hommage.

Nous nous sommes souvenus de ces hommes qui se sont battus pour nous offrir la liberté que nous vivons chaque jour, pour défendre les valeurs que nous chérissons et qui font de la France ce pays que nous aimons tant.  Nous avons également eu une pensée pour l’ensemble des résistants qui se sont engagés parfois au péril de leur vie contre la barbarie nazie avec force et ténacité. 

Au vu de ces personnalités exceptionnelles et de ces vies sacrifiées pour notre mode de vie, nous nous devons de les honorer chaque année. Le devoir de mémoire permet de faire vivre éternellement ces destins et de nous remémorer les événements les plus sombres de l’Histoire afin de ne pas les reproduire à l’avenir.

 

ParSarah EL HAÏRY

Tribune : Plaidoyer pour un «socle citoyen»

Un soutien financier immédiat et proportionné, c’est ce qu’un socle citoyen, c’est-à-dire un mécanisme de revenu universel (ou de base) intégré à l’impôt sur le revenu, aurait permis d’assurer à chaque Français, automatiquement, dès le premier mois du confinement. Nous aurions ainsi disposé immédiatement de ce que nous tentons depuis plusieurs semaines d’inventer, à travers quantité de mesures d’aides d’urgence et d’ajustements de nos systèmes de soutien aux ménages et aux entreprises.

Aujourd’hui, nous n’avons jamais été aussi convaincus de la nécessité d’un socle citoyen, véritable revenu de liberté et mécanisme de solidarité universelle.

Il est donc temps de sauter le pas! Car techniquement, un tel socle citoyen est désormais simple à mettre en œuvre, grâce à une réforme majeure, celle du prélèvement à la source, dont nous commençons seulement à mesurer l’intérêt pour rénover notre protection sociale. L’administration fiscale pourrait calculer chaque mois la différence entre un crédit d’impôt individuel et un prélèvement uniforme pour tous afin de garantir un socle de revenu.

Ceux dont le revenu du mois dépasse un certain seuil, par personne, se verraient prélever la différence entre le montant du crédit d’impôt et le montant de l’impôt dû; ceux dont les revenus sont inférieurs, exceptionnellement ou non, la recevraient immédiatement par un virement du fisc sur leur compte en banque.

Ce mécanisme remplacerait une partie des prestations sociales et de l’impôt sur le revenu. Universel et permanent, appuyé sur une réforme fiscale, il est de loin préférable à toutes les allocations sous conditions de ressources, car il garantit l’adaptation parfaite et immédiate à la situation économique des individus et des familles, surtout dans une période d’incertitude économique majeure. Un véritable dispositif de résilience dans une société du risque.

L’idée du socle citoyen, qu’on l’appelle revenu de base, universel ou d’existence, transcende les clivages partisans, mais suscite toujours incompréhensions et controverses: depuis Thomas Paine en 1796, l’idée de créer ce nouveau droit a été continûment étudiée, débattue, expérimentée. Il a été revendiqué aussi bien par les socialistes, au nom d’une solidarité bien pensée, que par les libéraux, soucieux de donner un fondement matériel aux libertés individuelles. Il a repris de la vigueur ces dernières années à la faveur de l’émergence du travail indépendant.

Aujourd’hui, la crise expose la faiblesse de nos sociétés et de nos économies, révélant l’un des défis majeurs du jour et du «monde d’après»: la mise en place d’un filet de sécurité universel, un socle sur lequel s’appuyer dans une société de l’incertitude. Avec la crise du Covid19, des arguments qui pouvaient sembler théoriques prennent soudain une tournure concrète pour ceux qui se retrouvent sans rien: l’automaticité, quand beaucoup sont exposés à une chute brutale de leurs revenus; l’universalité, puisqu’une majorité d’entre nous se trouve dans l’impossibilité de travailler mais que seuls les salariés bénéficient du chômage partiel; la réalité de nos besoins de base, que nous mesurons mieux par l’expérience de nos confinements respectifs.

Loin de généraliser l’aumône, le socle citoyen préserve la dignité des plus démunis, en leur épargnant toute procédure inquisitrice, en les traitant comme des citoyens dotés des mêmes droits et non comme des cas à part.

Loin d’encourager l’assistanat, il favorise la prise de risque en offrant l’assurance de ne jamais sombrer dans la grande pauvreté.

Loin de récompenser l’oisiveté, il élimine les «trappes à pauvreté», en assurant que le travail paye toujours.

Loin de consacrer le règne de l’individualisme, il invite chacun à exprimer au mieux ses compétences et aspirations, la valeur humaine dont dépend notre vivre ensemble. Loin de faire table rase de l’Etat-providence, il complète les dispositifs universels (santé, accueil des enfants…), assurantiels (retraite, chômage…) ou spécifiques (logement, handicap…) par un filet de sécurité moderne et réactif.

Il participe enfin d’une révolution conceptuelle, en continuant à découpler le revenu du travail salarié, pour une approche plus large et moderne de l’activité.

Nous ne sommes pas les seuls à faire le plaidoyer d’un tel socle: à l’instar de l’Espagne, des Etats-Unis, du Japon ou de l’Allemagne, chaque pays distribue des revenus sans contrepartie pour éviter que des millions d’individus ne sombrent dans la pauvreté et que des entreprises ne disparaissent. L’Assemblée de Corse vient de voter, tous partis confondus, pour expérimenter au plus tôt un dispositif apparenté au socle citoyen.

Le socle citoyen est une réforme d’union nationale, il n’est ni de gauche ni de droite, il est du côté de ceux qui croient en l’homme, de ceux qui auront le courage de faire l’une des réformes fiscales et sociales les plus ambitieuses et justes que notre pays ait connues, de ceux dont nous nous souviendrons parce qu’ils auront construit le monde d’après, un monde meilleur.

Acteurs politiques, économiques, universitaires, associatifs, et simples citoyens, nous appelons aujourd’hui le Premier ministre, et conjointement le ministre de l’Action et des Comptes publics, le ministre des Solidarités et de la Santé, et la secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, à lancer le chantier d’un socle citoyen en y associant les citoyens et les parlementaires, lors du projet de loi de finances 2021. Ce projet ferait de la France un pilote en Europe, en allant au-delà de l’aménagement d’aides sociales comme c’est le cas dans tous nos pays depuis des décennies, en créant un véritable revenu universel lié à l’impôt universel, dans le respect de son esprit premier d’universalité et de liberté.

Retrouvez l’intégralité de la tribune et l’ensemble des signataires sur le site du Nouvel Observateur

S. El Haïry sur le site de l'ANContactWebTVFacebookTwitter