Question orale sans débat : Vol de moutons en Loire Atlantique

ParSarah EL HAÏRY

Question orale sans débat : Vol de moutons en Loire Atlantique

Après avoir été interpellé lors du Salon de l’Agriculture par des éleveurs de la circpnscription et à la suite d’une rencontre avec l’association qui regroupe les agriculteurs victimes des vols, j’ai décidé d’interpeller le Ministre de l’Intérieur

 

Merci Monsieur le Président,

Mes chers collègues,

Ma question s’adresse à Monsieur le ministre de l’intérieur et elle porte sur le vol des moutons en Loire-Atlantique, les problématiques liées aux loups ne sont pas d’actualité, celui-ci n’est pas dans nos bergeries.

Cela n’empêche pas les éleveurs ovins de ce département de voir leurs brebis disparaitre, de retrouver des carcasses de moutons dans les champs. En effet, depuis 2014, de nombreux éleveurs de Loire-Atlantique sont touchés par une recrudescence des vols de moutons, vols qui accentuent les difficultés de cette filière déjà en souffrance. Vols qui ont conduits certains d’entre eux à jeter l’éponge et à se reconvertir. Vols qui détournent des jeunes agriculteurs de ce mode d’élevage.

Ces vols, aux multiples conséquences, pénalisent les éleveurs à de nombreux égards. Ceux-ci ne peuvent plus s’assurer, puisque les assurances refusent de les couvrir sans mise en place de système de surveillance exorbitants. Cet abandon conduit à ce que chaque vol soit une perte sèche pour les éleveurs. Ces vols appauvrissent les races de moutons, puisque les moutons volés sont le fruit de sélections génétiques sur des années, voir des décennies.

L’État a failli à protéger ses éleveurs. Ces vols ont lieu en toute impunité de jour comme de nuit. Un plan loup a été mis en place pour aider, protéger et indemniser les éleveurs victimes du loup à quatre pattes.

 

Monsieur le Ministre, qu’est-ce que le gouvernement compte faire pour protéger nos éleveurs des dommages causés par les loups à deux pattes, dommages qui ne sont pas moins importants ? Quelles actions pour que nos campagnes ne soient plus des zones de non-droit, pour que les exploitations agricoles ne soient plus des zones en libre-service, ou l’on peut impunément venir se servir ? Monsieur le Ministre en 2017, c’est plus de 200 moutons qui ont été officiellement volé sur mon département, c’est sans compter les moutons volés chez certains particuliers et de ceux non déclarer volé par peur des représailles.

 

Oui Monsieur le Ministre certains agriculteurs victimes ont peur de se déclarer victime et ont peur d’apparaitre au sein d’une association qui vient de se créer pour les regrouper. Il y a peu de temps, Monsieur le Ministre avec votre collègue Jean Michel Blanquer vous proclamiez Vive l’autorité républicaine et bien mon département n’est pas le Far West et j’aimerai savoir ce que l’autorité que vous représentez compte faire pour que les éleveurs ovins puissent travailler sereinement et sans peur. Je vous remercie

 

 

ParSarah EL HAÏRY

RÉFORME FERROVIAIRE « Faire de la SNCF un pilier de la mobilité de demain »

L’Assemblée nationale a débuté l’examen du projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire. Le débat passionné qui s’est noué autour de cette réforme est le signe de l’attachement profond des Français à cette entreprise de service public, qui accompagne depuis toujours leur quotidien. Néanmoins, il convient désormais de recentrer le débat autour des enjeux les plus centraux, parfois écartés au profit de fantasmes et de caricatures.

POUR LA SNCF, PRÉPARER L’OUVERTURE A LA CONCURRENCE
L’ouverture à la concurrence du ferroviaire avance par étapes progressives depuis près de vingt ans. La responsabilité de l’État – que les précédents gouvernements n’ont pas assumée – est d’accompagner la SNCF vers cet objectif et de lui permettre d’être la plus performante possible dans ce nouveau cadre. Cette évolution n’implique en aucun cas une privatisation : la totalité des capitaux de l’entreprise demeureront publics.

POUR LES AGENTS, ACCOMPAGNER LE CHANGEMENT
L’ouverture à la concurrence n’est pas envisageable sans véritable accompagnement des agents. Ceux-ci devront être protégés, notamment en cas de changement d’opérateur à la suite d’un appel d’offres.
Aussi, le principe de convention collective, qui devrait être privilégié, permettra-t-il un véritable dialogue social. À rebours du régime du statut qui implique que, même en cas d’accord entre les partenaires sociaux, le ministre en charge des transports peut s’opposer à toute modification.

POUR LES USAGERS, DÉVELOPPER L’OFFRE
Le développement de l’offre se fera concomitamment à l’ouverture à la concurrence. La demande existe, comme l’a prouvé le développement des cars Macron, qui ne s’est pas fait en substitution totale au transport ferroviaire. La mobilité de demain doit donc répondre à cette demande, qui correspond bien souvent à un enjeu d’aménagement du territoire et de désenclavement des territoires périphériques ; elle doit privilégier les multimodalités et l’élargissement de l’offre pour nos territoires.

ParSarah EL HAÏRY

NNDL : L’EVACUATION, UNE ETAPE NECESSAIRE ET ANNONCEE.

[communiqué]

 

« Le temps du retour à l’ordre était venu, après le temps de médiation, de la décision et de la régularisation, la République et l’Etat de droit reprend sa place après dix années d’abandon sur ce territoire » se félicite Sarah EL HAIRY, députée de Loire Atlantique

La méthode est encore et toujours à saluer dans ce dossier car il n’y a eu ni précipitation, ni opération de communication, simplement un calendrier annoncé et respecté.

« L’évacuation était nécessaire, car elle cible des individus qui n’ont aucun projet pour ce territoire si ce n’est celui d’être contre la société. Ce refus de légalité n’est pas acceptable et met en péril les projets de ceux qui veulent construire et avancer, et que l’Etat accompagne » souligne Sarah EL HAIRY

« Je souhaite maintenant que les terres retrouvent leur vocation agricole et qu’une agriculture responsable et raisonnable y fleurisse. La répartition des terrains doit se faire en bonne intelligence avec les porteurs de projets, la chambre d’Agriculture et les administrations. Je lance également un appel au calme lors des manifestations qui se préparent ce soir » conclut Sarah EL HAIRY, Députée.

Enfin la prochaine étape est celle des compensations et des projets autour des infrastructures de mobilité. Le dialogue est en cours, il doit être maintenu et d’ores et déjà je me félicite des nombreuses contributions. Je resterai vigilante pour que la parole du Gouvernement soit respectée dans cette ultime étape.

ParSarah EL HAÏRY

Semaine de contrôle : Aide publique au developpement

« Monsieur le secrétaire d’État, je souhaite appeler plus particulièrement votre attention sur la volonté de décentraliser l’aide publique au développement. Je me réjouis que les orientations prises par le Gouvernement aillent dans ce sens. « La seule voie qui offre quelque espoir d’un avenir meilleur pour toute l’humanité est celle de la coopération et du partenariat », disait Kofi Annan.

Malheureusement, les critiques ne manquent pas à l’égard de l’aide publique au développement. On lui reproche son inefficacité, son opacité, ses montants trop faibles par rapport aux engagements français.

Début 2018, le Gouvernement a annoncé qu’il révisait ses priorités en la matière : d’ici à 2022, la part de l’aide bilatérale et les contributions aux ONG seront fortement renforcées pour faire de la vraie coopération. La volonté de renforcer le rôle des organisations non gouvernementales, et plus largement des acteurs non étatiques, dans la mise en oeuvre de la politique de développement et de solidarité internationale répond à un souci d’efficacité et d’utilité. La France comprend que l’aide ne peut avoir d’effet positif que si elle est accordée en fonction de programmes déterminés par ceux qui font et par ceux qui savent.

Se pose cependant la question des modalités d’une décentralisation accrue de l’aide au développement. Quelles organisations non gouvernementales – ONG – et quels organismes de la société civile seront sollicités pour recevoir les contributions d’aide au développement et participer à la mise en oeuvre de celle-ci ? Quels contrôles seront mis en place afin de limiter les dérives ? Qui les effectuera ? Comment s’assurer de l’efficacité, de l’utilité et, pour rejoindre M. Waserman, de la transparence de cette aide ? »

 

Réponse du Ministre 

 

Madame la députée, vous avez raison : le montant qui transite par les ONG est relativement faible en France. Il s’élève à 220 millions d’euros, ce qui représente 4,5 % de notre APD, alors qu’il atteint une moyenne de 12 % chez les pays membres du comité d’aide au développement de l’OCDE. Une augmentation significative constitue par conséquent un enjeu.

Le CICID s’est engagé à doubler le montant actuel d’ici à 2022. Même si cet objectif est atteint, nous ne nous situerons pas encore à la moyenne, mais, du moins, la volonté d’amorcer un rattrapage est significative. Celui-ci s’effectuera naturellement à travers l’augmentation du nombre de dossiers transitant par le guichet ONG de l’Agence française de développement – l’AFD – , ainsi que par les appels d’aide à projet lancés par l’AFD ou le ministère de l’Europe et des affaires étrangères.

Vous avez souligné l’importance de disposer d’évaluations régulières. Un suivi des projets retenus permettra d’assurer leur transparence. Dans le cadre des procédures de financement, l’AFD contrôle rigoureusement l’usage des subventions qu’elle met à la disposition des organisations de la société civile. Telle est la mission du département du contrôle permanent et de la conformité.

Lorsque j’ai réuni le Conseil national pour le développement et la solidarité internationale, le CNDSI, certaines ONG ont signalé, comme vous venez de le faire, l’intérêt d’augmenter ces canaux. Elles sont fortement engagées pour répondre à des appels à projet. J’ai donc bon espoir.

Auparavant, nous avons parfois eu du mal à trouver des structures ayant la taille requise pour porter des projets. Compte tenu de la bonne volonté que j’ai constatée chez les acteurs, et dont je me félicite, je suis certain que le problème sera bientôt résolu.

ParSarah EL HAÏRY

Nomination comme Porte-parole du MoDem

Je donnerai mon premier point presse en direct du salon de l’agriculture, je partage cette mission avec mon collègue Jean Noel Barrot, Député des Yvelines. Ma mission va etre de faire entre la voix du MoDem, de défendre la mise en œuvre du programme présidentiel et de challenger le gouvernement quand cela est nécessaire. La majorité présidentielle et parlementaire  repose sur deux pieds : En Marche et le MoDem, nous portons le même projet, mais nos sensibilités peuvent etre différente sur des sujets comme le modèle social, la place de la France dans l’Europe, ou le renouveau démocratique .

Point presse avec Yann Wehrling, secrétaire général du Modem

 

  • Retrouvez l’article de France Bleu Loire Océan ici
  • Retrouvez l’article de Ouest France ici
ParSarah EL HAÏRY

Semaine de Contrôle 19.02 au 23.02

A l’occasion de la deuxième semaine de contrôle de 2018, j’ai interpellé le Gouvernement sur 3 des 6 sujets en discussion lors de cette semaine

Retrouvez mes interventions sur :

La régulation des jeux d’argent et de hasard

La question de l’eau en Palestine

La question de la sécurité dans les centrales nucléaires

ParSarah EL HAÏRY

Groupe d’amitié France Chypre


Le 28 novembre 2017, J’ai été désigné présidente du groupe d’amitié France-Chypre. Ces groupes d’amitié s’inscrivent dans une perspective internationale de l’Assemblée nationale puisqu’ils permettent de tisser des liens entre les représentants français et ceux des autres pays, voire une certaine coopération interparlementaire. Ces relations sont essentielles tant dans le développement de la politique étrangère de la France que dans la représentation efficace du pays en dehors de ses frontières. Un tel objectif peut être atteint grâce à l’organisation de missions dans le pays partenaire ou encore par la rencontre de délégations étrangères, d’ambassadeurs ou de personnalités importantes du pays.

 

Rencontre avec l’ambassadeur de Chypre en France

Chypre, île située à l’est de la mer Méditerranée, soulève de nombreuses questions notamment du fait de sa position stratégique puisqu’elle si elle appartient politiquement à l’Europe, elle se rattache géographiquement à l’Asie. L’île a connu depuis l’Antiquité de nombreuses dominations étrangères, avec notamment une tutelle britannique jusqu’en 1960 dont résulte encore aujourd’hui le maintien de deux bases militaires. Toutefois, Chypre connait depuis plusieurs décennies une situation politique et géographique hors du commun. En effet, suite à un coup d’Etat soutenu par le régime militaire grec, la Turquie décide en 1974 d’occuper le Nord de l’île, créant la République Turque de Chypre du Nord (RTCN) et séparant l’île en deux. Depuis ces événements, l’ONU maintient la paix entre les chypriotes grecs du sud et les chypriote turcs du nord par l’établissement d’une zone tampon qui traverse toute l’île et sépare la capitale Nicosie par un mur.  Si la présence onusienne a permis en 2003 l’ouverture de plusieurs points de passage entre le nord et le sud, les politiques de réunification misent en place sont insuffisantes et les tensions restent palpables. Le rejet massif par les chypriotes grecs en 2004 du référendum portant sur une éventuelle réunification a été la preuve de la persistance du désaccord. À la suite de cette consultation populaire, la République de Chypre du Sud a intégré l’Union Européenne, séparant encore un peu plus les deux communautés.

Au regard de cette situation particulière, il parait essentiel de se pencher sur la question de la réunification des deux communautés chypriotes, la séparation qu’elles connaissent étant contraire à l’esprit de l’UE.

 

ParSarah EL HAÏRY

Dossier EHPAD

J’ai reçu de nombreux courriers des maisons de retraite du territoire pour m’alerter sur un ras le bol général et sur un système à bout de souffle. Afin de me faire une idée précise, un après-midi d’échange le vendredi 26 janvier avec les soignants, les résidents, les familles et des administratifs de la maison de retraite de la Hautière à Sucé sur Erdre a été organisé.

 

« Cette après-midi de travail m’a permis de comprendre les points de blocage et de mesurer le mal-être profond des personnels pour qui la dignité des résidents est la première des préoccupations »

#QAG

Ci dessous le texte de ma question à Mme la ministre de la Santé et des solidarités lors de la séance des Questions au Gouvernement du 30 janvier 2018 :

 » Madame la ministre des solidarités et de la santé, de nombreux EHPAD de notre pays sont en grève et le cri de colère est aujourd’hui un peu plus fort. Les personnels sont usés, ils sont mal rémunérés alors que leur travail est pourtant l’un des plus essentiels de notre société : accompagner nos aînés, nos parents, nos grands-parents dans leurs vieux jours. Les Français confient leurs aînés à ces gens dévoués qui, aujourd’hui, sont en colère car on ne leur donne pas les moyens de s’occuper de nos parents avec dignité et humanité.

Le système de calcul des aides, avec le barème des GIR – Groupe Iso Ressources – pousse à augmenter la dépendance de nos aînés pour avoir plus de moyens pour fonctionner. Vous vous rendez compte, madame la ministre ? Là où un personnel soignant aimerait accompagner un ancien à la salle à manger en lui tenant le bras – ce qui lui permettrait de garder une plus grande mobilité – eh bien, en France, notre système incite à mettre cet ancien dans un fauteuil roulant, ce qui contribue à entraîner une perte d’autonomie ! Cela n’est qu’un petit exemple qui montre à quel point le système actuel n’encourage pas la prévention et le maintien dans une faible dépendance

lors, une annonce de 50 millions, madame la ministre, ce n’est pas rien, je vous l’accorde, mais c’est un système qu’il faut revoir car ce n’est pas un cri de colère que je pousse aujourd’hui ; c’est un cri d’alarme ! Les baby boomers d’avant-hier, les papy boomers d’hier ne tarderont pas à entrer dans ces maisons de retraite, et non pas dans ces établissements car, madame la ministre, on parle d’un lieu de vie, du futur lieu de vie de nos parents et grands-parents ! Qui souhaite vivre dans un établissement au lieu d’une maison ? Nous rêvons d’une maison où le temps, puisque c’est ce qu’il leur reste, doit être respecté et doit compter dans le montant des aides que nous attribuons.

Madame la ministre, envisagez-vous de repenser les systèmes de calcul des GIR et des GMP – le GIR moyen pondéré – qui ne donnent pas assez de temps, car c’est ce que l’on réclame aujourd’hui du temps pour manger, du temps pour se déplacer, du temps pour se laver

Interview du Point :

Retrouvez ici quelques pistes de réflexion pour le financement de la dépendance 

ParSarah EL HAÏRY

Semaine de Contrôle du Gouvernement

Conformément à l’article 24 de la Constitution, le député fait la loi , contrôle de Gouvernement et évalue les politiques publiques. Pour aider le parlementaire dans cette facette de sa mission, des semaines sont banalisés pour interpeller le Gouvernement.

J’ai donc profité de ce droit pour interpeller le Gouvernement sur :

Les logements vacants dans les zones tendues

Les servitudes de marchepied

Les mineurs isolés dans le cadre de l’apprentissage

S. El Haïry sur le site de l'ANContactWebTVFacebookTwitter