La lettre de la Députée – semaine du 12 novembre 2018

ParSarah EL HAÏRY

Loi de Finances 2019: articles non rattachés – Zoom sur 3 avancées que j’ai porté ou cosigné

Le projet de loi de Finances 2019 a été adopté en première lecture par les députés ce mardi, à 345 voix pour et 200 voix contre. L’examen de ce budget s’est terminé avec l’étude des articles non-rattachés vendredi dernier. A cette occasion, j’ai porté ou cosigné trois amendements représentant des avancées majeures dans leurs domaines.

ParSarah EL HAÏRY

Tribune: Taxe européenne sur les géants du numérique : un nouveau souffle pour l’UE

A l’initiative de Bénédicte Peyrol (LREM) et de Jean-Noël Barrot (Modem), de nombreux parlementaires issus de la majorité présidentielle signé une tribune encourageant les Etats membres de l’Union Européenne à se prononcer en faveur d’une taxation uniforme des géants du numérique comme Google, Apple, Facebook et Amazon au niveau européen.

La taxe sur les services numériques consisterait à une imposition équivalent à 3% des ventes des géants du numérique dont le chiffre d’affaire mondial dépasserait les 750 millions d’euros. L’absence d’harmonisation fiscale entre les pays de l’Union Européenne profite à ces entreprises non-européennes qui s’établissent dans les Etats où la politique fiscale leur profite au mieux. Cette situation est injuste vis-à-vis des citoyens européens qui ne se sentent pas protégés comme il devraient l’être. De plus, le refus de l’uniformisation de cette taxe mettrait à mal la souveraineté de l’Union Européenne, la seule à même de garantir la souveraineté des Etats membres.

Retrouvez l’intégralité de la tribune dans le quotidien français La Croix et les journaux allemands Welt et Sueddeutsche.

ParSarah EL HAÏRY

Hommage à Georges Clémenceau et Jean Jaurès

 

 

 

 

 

 

 

 

L’assemblée Nationale a rendu hommage ce mercredi 7 novembre à deux grandes figures de notre histoire parlementaire : Jean Jaurès et Georges Clémenceau. Deux plaques commémoratives ont été apposé à leurs places historiques dans l’hémicycle.

A l’heure où la cohésion entre les Etats à l’échelle internationale semble mise à mal par la montée des nationalismes, le dévoilement de ces plaques est un signal fort pour la paix.

Attaché à la République, Georges Clémenceau s’employa à défendre les intérêts de la France tout au long de sa vie politique. Président du conseil pour la seconde fois en 1917, il refusa une paix négociée avec l’Allemagne et mènera la France à la victoire. Il se chargera par la suite d’organiser la conférence de Paix de Paris, afin de négocier les traités de paix entre les Alliés et les vaincus.

Fervent défenseur de la paix entre les peuples, Jean Jaurès consacra les dix dernières années de sa vie à empêcher la Première Guerre mondiale et à lutter contre les mouvements nationalistes. Il mènera ses idées pacifiques jusqu’à sa mort le 31 juillet 2014, trois jours avant le déclenchement de la guerre qu’il tenta vainement d’éviter.

Le dévoilement de ces plaques fût l’occasion de saluer ces deux hommes de convictions, tous les deux animés par la volonté d’imposer une paix mondiale pérenne.

 

ParSarah EL HAÏRY

Loi de Finances 2019 : Rapport spécial sur la sécurité civile

Le 26 octobre dernier, j’ai présenté en commission Finances mon rapport spécial sur les crédits accordés à la sécurité civile.

L’Etat joue un rôle secondaire dans le financement de la sécurité civile : sur une enveloppe totale de 5 milliards d’euros, ce sont 997 millions d’euros crédités par l’Etat, dont 459 millions d’euros d’engagement et 538 millions d’euros de crédits de paiement. Ces moyens serviront en majorité à financer les moyens nationaux de la sécurité civile, comme la flotte d’avions et d’hélicoptères basée à l’aéroport de Nîmes-Garons. C’est aussi des moyens humains comme les 1400 militaires de l’armée de Terre qui relèvent de l’autorité opérationnelle de la direction générale, mais également les équipes de déminage.

Le second rôle de l’Etat est celui de soutien au personnel de la sécurité civile. Ainsi, 80% des effectifs des sapeurs-pompiers sont des civils volontaires. Mais depuis peu, ces professionnels font face à des difficultés de recrutement. Ces difficultés s’expliquent tout d’abord par le droit européen, qui aujourd’hui souhaite requalifier les volontaires en travailleurs. Enfin,
les professions de la sécurité civile, sont confrontées à une hausse des agressions durant les interventions, ce qui leurs portent injustement préjudice. Le gouvernement doit apporter une réponse ferme à ces actions.

Pour plus de détails, retrouvez l’intégralité de mon rapport ici

 

ParSarah EL HAÏRY

Entretien: « Nous avons besoin d’une économie sociale, dynamique et ambitieuse »

Retrouvez ma vision de l’économie sociale et solidaire dans l’interview que j’ai donné au magazine « Participer »:

 


ParSarah EL HAÏRY

Tribune: « L’Europe doit engager sa révolution alimentaire »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation, les Jeunes Démocrates et les élus MoDem publient une tribune sur l’avenir de l’agriculture et du système alimentaire en Europe.

« Nous ne nous nourrissons plus aujourd’hui comme nous mangions hier. Nous le voyons dans l’évolution des pratiques de consommation, notre modèle alimentaire est entré dans une double révolution. En cette journée mondiale de l’alimentation et alors que s’ouvre la réforme de la Politique Agricole Commune, nous lançons un appel pour que l’Europe n’y reste pas insensible.

La première révolution, c’est le lien avec la proximité. D’aucuns appellent cela la tendance « locavore ». Nous plaidons ainsi pour une politique européenne ambitieuse qui renforce le lien des urbains, en nombre toujours croissant, avec l’activité agricole près de chez eux. Longtemps, cette relation fut dénigrée par l’Europe au nom du marché unique censé à  lui seul abattre les frontières et faire émerger une identité européenne. C’était oublier le caractère transnational des terroirs agricoles européens, qui existaient avant même que l’Union ne voie le jour. Les fromages alpins ou la production du lin sur la plaine européenne qui va de la Normandie aux Pays-Bas sont la preuve de l’existence d’identités communes, fruits de la géographie et de l’Histoire. Il nous faut aujourd’hui les chérir car les traditions agricoles correspondent le plus souvent à une gestion raisonnée et adaptée des ressources. En outre, la consommation locale permet aussi de reconnecter les citoyens aux lois naturelles et donc favoriser la qualité des produits et la saisonnalité. Elle permet enfin d’éviter que ne se creusent les disparités entre territoires urbains et ruraux en faisant prendre conscience de l’interdépendance qui existe entre eux et entre leurs habitants respectifs.

Pour garantir la préservation des terroirs de l’Europe, nous devons mobiliser les fonds européens pour développer les circuits courts, notamment dans les zones transfrontalières aux pratiques culinaires communes. Assouplissons également les règles européennes de concurrence pour permettre aux collectivités et aux restaurateurs collectifs de s’approvisionner de préférence auprès d’agriculteurs du terroir sur lequel ils sont implantés.

La seconde révolution à  laquelle l’Europe devra répondre, c’est l’exigence croissante des citoyens en matière de transparence sur la composition et la provenance des aliments. Les progrès de la recherche médicale apportent de jour en jour de nouvelles découvertes sur les pratiques culinaires à privilégier ou sur des produits à  éviter. Face à  cela, nous ne pouvons plus vivre dans le règne de la suspicion qui jette parfois le discrédit sur la profession d’agriculteur qu’il nous revient au contraire de valoriser. Assumons l’ambition de bâtir une nouvelle agence européenne de sécurité sanitaire des aliments qui puisse réaliser elle-même et en toute indépendance les études sur la nocivité des centaines de produits aujourd’hui contestés. Plus personne ne comprend pourquoi les avis rendus par les autorités sanitaires reposent sur des études conduites et payées par les grandes firmes agroalimentaires.

Les multiples scandales alimentaires qui ont secoué le continent ont également convaincu les citoyens de vouloir aller plus loin dans la traçabilité des aliments qu’ils consomment. Assurons-nous de mobiliser en Europe les technologies telles que la blockchain pour créer d’ici 2030 le premier réseau d’information alimentaire du monde. Alors que des producteurs affirment ne même plus savoir ce que contiennent certains des plats qu’ils vendent, ce réseau nous permettra pour chaque produit acheté de remonter aux lieux de production, d’assurer une traçabilité parfaite et de répondre ainsi à  l’attente forte des citoyens d’une révolution alimentaire qui dépasse les frontières. »

Signataires:
Pierre Baty, Président des Jeunes Démocrates
Mathilde Karceles, Vice-Présidente des Jeunes Démocrates et des Young Democrats for Europe
Loris Mastromatteo, Secrétaire Général des Young Democrats for Europe
Begoña Garteizaurrekoa, Présidente des Young Democrats for Europe
Nathalie Avy-Elimas, député du Val-d’Oise, Vice-Présidente du Groupe MoDem et apparentés
Géraldine Bannier, députée MoDem de la Mayenne
Philippe Berta, député MoDem du Gard
Marguerite Deprez-Audebert, députée MoDem du Pas-de-Calais
Sarah El Haïry, députée de Loire-Atlantique, Porte-Parole du MoDem
Nadia Essayan, députée MoDem du Cher
Laurent Garcia, député MoDem de Meurthe-et-Moselle
Nathalie Griesbeck, députée européenne MoDem et PDE du Grand Est
Elodie Jacquier-Laforge, députée de l’Isère, Vice-Présidente du Groupe MoDem et apparentés
Jean-Luc Lagleize, député MoDem de Haute-Garonne
Philippe Latombe, députée MoDem de Vendée
Aude Luquet, députée MoDem de Seine-et-Marne
Jean-Paul Matteï, député MoDem des Pyrénées-Atlantiques
Philippe Michel-Kleisbauer, député du Var, Vice-Président du Groupe MoDem et apparentés
Bruno Millienne, député des Yvelines, Vice-Président du Groupe MoDem et apparentés
Josy Poueyto, députée MoDem des Pyrénées-Atlantiques
Richard Ramos, député MoDem du Loiret
Nicolas Turquois, député MoDem de la Vienne
Sylvain Waserman, député MoDem du Bas-Rhin, Vice-Président de l’Assemblée nationale
Yann Wehrling, Secrétaire général du Mouvement Démocrate, Président du Groupe MoDem à la Région Île-de-France…

ParSarah EL HAÏRY

Interview avec le Fil Cides sur le groupe d’étude et ma vision de l’Économie Sociale et Solidaire

Retrouvez en cliquand ici l’interview croisée avec ma collègue co présidente du groupe d’étude ESS à l’assemblée, Anne Laurence PETEL

 

Extrait :

 

Fil Cides : A quoi sert le Groupe d’étude ESS à l’Assemblée nationale ?

Sarah El Haïry : Un groupe d’étude c’est d’abord un lieu de travail, d’échange, transpartisan où se réunissent des députés pour travailler sur un sujet commun. Et celui qui nous intéresse c’est l’économie sociale et solidaire. Donc vous avez dans le cœur de chacun de ces députés, si ce n’est de l’affection, au moins de l’intérêt pour les familles de l’ESS.

Anne-Laurence Petel : J’ajouterai que d’autres groupes d’études s’intéressent à l’ESS comme celui sur l’insertion par l’activité économique, sur la vie associative, le bénévolat et d’autres encore. C’est un sujet qui intéresse énormément de parlementaires ce qui est plutôt encourageant.

S. El Haïry sur le site de l'ANContactWebTVFacebookTwitter