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ParSarah EL HAÏRY

Questions/Réponses [Agriculture] : Elevage

Questions/Réponses [Agriculture – Elevage]

1. Au niveau de l’identification des animaux, quelles sont les missions de service public que les Chambres d’agriculture doivent assurer en priorité ?

L’identification traçabilité est une mission de service public majeure confiée aux chambres (EdE); elle constitue le socle de toutes les actions portant sur les animaux: la sécurité sanitaire, le commerce des animaux, l’amélioration génétique, la gestion des aides financières… La continuité d’activité des chambres sur l’identification est impérative. Dans le contexte Covid-19 cette continuité porte a minima sur :

  • la fourniture des boucles aux éleveurs
  • l’enregistrement des notifications de mouvements et leur transmission à la BDNI
  • l’édition et la mise à disposition des passeports auprès des éleveurs

2. Les éleveurs ayant besoin d’un passeport bovin peuvent-ils s’adresser à la Chambre d’agriculture ?

Oui, uniquement avec un contrat dématérialisé et par voie postale.

3. Doit-on maintenir les visites sur les exploitations dans le cadre du contrôle de performance ?

Les visites pour le contrôle performance demeurent possibles, si l’éleveur l’accepte et si l’organisation de l’élevage permet de respecter les mesures barrière.
Des aménagements temporaires de protocole sont en cours d’analyse pour protégrer les éléveurs et les agents tout en préservant la validité des intexations.

4. Des abattoirs ferment suite aux restrictions du coronavirus. Qu’est-il prévu pour les éleveurs ne trouvant pas de solutions et devant garder leurs animaux ?

Les abattoirs comme les commerçants ont enclenché un plan de continuité de service. Il faudra se référer au plan de continuité de l’entreprise concernée.

5. La fermeture des frontières espagnoles stoppe-t-elle la vente d’animaux à l’étranger ?

Les échanges commerciaux ne sont pas concernés par le confinement.

6. Quelles obligations de continuité de service pour les contrôles des machines à traire ?

Voici un extrait d’un message du Cofit :
La situation actuelle (Covid-19) a un impact sur le Dispositif de Contrôles des Machines A Traire.
Les directives « sanitaires » actuelles doivent être respectées en priorité. Dans la mesure du possible, il semble donc préférable de reporter les contrôles prévus à une date ultérieure, à repréciser avec les commanditaires par la suite. Le COFIT et la MON (Maitrise d’œuvre Nationale) seront bienveillants sur la dérive temporaire des délais de réalisation des CMAT.

Si vous êtes amenés malgré tout à intervenir en élevage, assurez-vous d’être en bonne santé et respectez les mesures « barrière » :

  • gardez vos distances (plus d’un mètre) si vous devez travailler et/ou échanger avec quelqu’un
  • nettoyez-vous efficacement les mains avant et après votre passage sur l’élevage
  • manipulez les feuillets de contrôle, imprimés au dernier moment, après vous être nettoyé les mains
  • demander à l’éleveur de les signer avec son stylo, si possible, ou désinfecter votre stylo par la suite

7. Les prélèvements de cartilages pour la BVD (Diarrhée Virale Bovine) faits à l’occasion de la pose des boucles d’identification vont-ils pouvoir être traités ?

Les analyses BVD ne sont pas considérées comme prioritaires dans le contexte COVID 19, le traitement des prélèvements BVD sont donc variables selon la disponibilité des laboratoires dans les régions, renseignez-vous auprès de votre laboratoire habituel.
Si votre labo n’a pas la disponibilité suffisante les prélèvements doivent être conservés par les éleveurs chez eux  à une température de – 20 ° C minimum (congélateur efficace) en attendant la reprise d’activité normale des laboratoires dont l’activité doit se  concentrer prioritairement sur la tuberculose .

Une instruction technique du Ministère de l’agriculture indique les missions vétérinaires dont la continuité doit continuer d’être assurée : https://info.agriculture.gouv.fr/gedei/site/bo-agri/instruction-2020-200

8. Est-ce que les GDS continuent d’envoyer les documents sanitaires des animaux ?

Oui. Les attestations sanitaires (ASDA) sont un des éléments du dispositif d’identification traçabilité, les GDS ont la même obligation de continuité de service que les EdE, donc ils ont l’obligation de continuer à éditer et expédier les ASDA.

9. Côté sanitaire, les labos continuent-ils leurs prestations ?

D’une manière générale, les labos continuent leurs travaux. Il n’y a pas de règle générale. Se référer au plan de continuité de l’entreprise concerné.

10. Des fermetures de cimenteries sont annoncées, quelles conséquence pour le service équarrissage ?

Le service d’équarrissage a pour mission de ramasser les cadavres d’animaux en fermes et les déchets d’abattoirs et de les transformer en sous produits : farines de viande et graisses essentiellement.

Les cimenteries sont un des « consommateurs » de ces sous produits qu’elles utilisent comme carburant, elles interviennent donc en second niveau et pour une partie seulement des sous produits d’équarrissage. Leur fermeture temporaire pourra nécessiter une augmentation de la capacité de stockage des farines et graisses par les équarrisseurs mais elle ne remet pas en question le service d’équarrissage lui même.

11. Y a t-il des restrictions concernant les bêtes de pension ?

Non, à l’heure actuelle, il n’y a pas de restriction aux mouvements des animaux, donc pas de restrictions pour les bêtes de pension à condition bien sûr que les éleveurs entre eux respectent les mesures barrières COVID-19 lorsqu’ils amènent ou reprennent leurs animaux.

12. Quelles marges de manœuvre pour éviter que du lait ne soit jeté lorsqu’il n’est presque plus, voir pas collecté ?

Il n’y a pas de solution standard à une non collecte, la distribution du lait aux veaux est souvent une des solutions, pour conserver ce lait un peu plus longtemps, toujours à destination des veaux, il peut être transformé en yaourt (fermenté) les veaux l’acceptent très bien. Des essais ont été conduits en ce sens à la station expérimentale de Trévarez avec de très bons résultats. Par ailleurs, la France porte au niveau européen l’activation des mesures de marchés pertinentes pour faire face à cette crise.

13. Quel accompagnement pour les éleveurs dont les animaux ne sont plus ramassés ?

Le commerce des animaux n’est pas arrêté, il a pu y avoir des problèmes d’organisation sur la première semaine de confinement, mais comme sur l’ensemble de la chaine alimentaire, l’activité est maintenue. Il n’y a pas de dispositif connu à ce jour pour accompagner ces situations. Se référer au plan de continuité de l’entreprise concernée.

14. Est-il possible pour les éleveurs de se déplacer dans le cadre des saillies ? Si oui, pour quel motif et avec quel justificatif ?

Dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19, et par mesure de précaution afin d’éviter au maximum toute promiscuité entre individus, la filière Cheval propose un protocole d’accueil des juments sur les centres de reproduction. Ce document doit être signé et envoyé par le centre de reproduction par mail au moment de la prise de rendez-vous et doit être signé avant le déplacement de l’animal par le transporteur.

Pour plus d’information consulter : https://www.shf.eu/fr/actualites/divers/protocole-deplacement-juments-vers-les-centres-reproduction,642.html

15. La tonte des brebis par des prestataires extérieurs est-elle maintenue ou reportée jusqu’à nouvel ordre ?

Il n’existe pas d’instruction spécifique sur la tonte : c’est une activité de service autour de l’agriculture donc non interdite formellement. Cependant si la tonte nécessite que plusieurs personnes s’occupent en même temps d’un même animal, le chantier doit être organisé de manière ce que si les gestes barrières sont scrupuleusement appliqués.

16. Pour les petits détenteurs, comment justifier de leur activité d’élevage, lorsqu’ils ne sont pas professionnels ?

Si ce déplacement relève du bien-être des animaux et ne peut être décalé, il convient de compléter l’attestation de déplacement en cochant :
[Consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ; consultations et soins des patients atteints d’une affection de longue durée]

17. Les agriculteurs qui n’ont pas pu faire la prophylaxie sur les animaux en mars et avril à cause du confinement, est-ce que les agriculteurs pourront faire la prophylaxie à l’automne ou l’hiver après la mise à l’herbe ?

Comme l’indique la note de service 2020-218 prévoit des possibilités de prolonger la période de la campagne de prophylaxie. L’arrêt d’horloge et donc la nouvelle date de fin de campagne seront déterminés en concertation avec les acteurs concernés (éleveurs, vétérinaires, laboratoire et administration).

Cela par contre, ne veut pas dire que les opérations peuvent être reportées à l’automne ou hiver prochain ce qui conduirait à ne pas faire la prophylaxie pendant une année et ne permettrait pas de maintenir le statut sanitaire des cheptels concernés.

La gestion des cheptel qui n’ont pas encore fait leur prophylaxie doit être réalisée localement.

18. Pour les apiculteurs, quelles sont les activités autorisées et interdites ?

la DGAL a publié une instruction technique précisant les activités apicoles pouvant continuer pendant le confinement et celles devant être suspendues. Sont notamment autorisées les activités suivantes :

  • La visite des ruchers par l’apiculteur et/ou son personnel en limitant le nombre de visites au strict nécessaire
  • Les transhumances et mouvements de ruches

A l’inverse, les activités suivantes doivent être reportées :

  • Les visites dans le cadre des programmes sanitaires d’élevage (PSE)
  • Les visites assurées par un tiers non strictement nécessaires à la poursuite de l’activité apicole ou au maintien du bon état de santé des colonies
  • L’accueil de groupes
  • Les actions de formations (zootechniques, sanitaires, économiques, conduites du rucher, …)
  • Les réunions physiques.

Plus d’infos : https://info.agriculture.gouv.fr/gedei/site/bo-agri/instruction-2020-199

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